Les prénoms vikings s'écrivent en vieux norrois — une langue qui utilise des sons et des
lettres absents du français. Þórr, Iðunn, Björn : autant de noms qui semblent
imprononçables à première vue, mais qui obéissent à des règles simples. Ce guide couvre
l'essentiel en trois points : les lettres inconnues, les combinaisons qui piègent,
et la logique de l'accent tonique.
Périmètre : ce guide traite du vieux norrois tel qu'il s'entend dans les prénoms —
pas de l'islandais moderne, ni de la linguistique historique exhaustive.
Les lettres inconnues du français
Quatre symboles concentrent l'essentiel des difficultés. Une fois identifiés,
la majorité des prénoms nordiques deviennent lisibles.
Þ þ
Se prononce comme un T légèrement soufflé. À l'oreille d'un francophone,
le résultat ressemble à un T ordinaire — pas au th anglais de think.
Se prononce comme un D doux, avec la langue entre les dents —
plus proche d'un D mouillé que d'un T. C'est la version
voisée du Þ : même position de la bouche, mais avec vibration de la voix.
L'accent aigu indique une voyelle longue — on la tient plus longtemps
qu'une voyelle courte. Á = a allongé, í = i allongé.
Ce n'est pas un accent de qualité comme en français, c'est un accent de durée.
Règle unique, sans exception : l'accent porte toujours sur la première syllabe.
C'est la différence la plus audible entre la prononciation spontanée d'un francophone
et la prononciation correcte — en français, on tend naturellement à accentuer la dernière syllabe.